nihon-token.com Etude du sabre japonais
Accueil Généralités Articles Outils Achat-vente Publications Divers


Bibliothèque
(ou par quels livres commencer ?)



Cet article se propose de présenter les ouvrages les plus utiles traitant des sabres japonais et de leurs accessoires (tôsôgu). Il peut à la fois servir de guide de lecture et de guide d'achat dans l'optique de constituer une bibliothèque sur le sabre japonais. La constitution d'une bibliothèque spécialisée peut coûter cher. Il ne faut pas tout acheter, à moins d'avoir une âme d'encyclopédiste, mais certains livres sont absolument indispensables.

Les ouvrages présentés ci-dessous ont été sélectionnés d'après des critères personnels ; ce sont ceux que je conseillerais à un débutant.

Un réel amateur du sabre d'art japonais n'a que deux possibilités pour acquérir des connaissances et former son oeil :
premièrement, l'appréciation de lames de qualité et, deuxièmement, une étude intensive de la littérature.*

Michael Hagenbusch


1. premières lectures

2. catalogues de collections, d'expositions, de vente

3. études par périodes ou écoles

4. études par thèmes

5. dictionnaires et encyclopédies

6. monographies d'artistes

*Bei wirklichem Interesse für die Kunstform der japanischen Klinge gibt es nur zwei Möglichkeiten seine Kentnisse und seine Augen zu schulen: Erstens durch das Betrachten guter Schwerter und zweitens durch ein intensives Studium der Literatur.

1. Premières lectures


Introduction à l'étude du sabre traditionnel japonais
Nippon to

Peu de livres ayant été écrits ou traduits en français, on ne pourra se dispenser de lire au moins en anglais. Néanmoins, une première approche au sabre en langue française est possible grâce aux ouvrages de Daniel Gony et Serge Degore, parus dans leur première édition à quelques mois d'intervale (1988 et 1989). Ces deux ouvrages ont pour principal mérite d'avoir mis à disposition du public francophone des informations inédites jusqu'alors en français à une époque où internet ne permettait pas encore d'en distribuer de la manière qu'on connaît. Le contenu de ces deux ouvrages est - de mémoire - sensiblement identique : nomenclatures, fabrication d'une lame, les grandes écoles, déchiffrer les signatures, entretien...

Gony Daniel, Introduction à l'étude du sabre traditionnel japonais, Chennevières-sur-Marne : Histoire et Documents, 1997, A4, 152 p.

Degore Serge, Nippon to : le sabre japonais, La Tour-du-Pin : Éd. du Portail, 2007, A4, 143 p.

Ces deux livres ont été merveilleusement complétés par celui de Yoshimura qui se détache de l'aspect technique et des tableaux de kanji pour donner vie, à travers des anecdotes historiques, à cet objet souvent décrit trop froidement.

Yoshimura Ken'ichi, Les Japonais et le sabre, Typografica, 1998, 27,5 cm x 16,5 cm, 143 p.

Les Japonais et le sabre
The Samurai Sword - A Handbook
The Craft of the Japanese Sword
Cutting Edge

Les anglophones bénéficient depuis plus longtemps d'ouvrages dans leur langue maternelle. Le premier livre "complet" est le Nippont-tô - The Japanese Sword par Inami Hakusui (1948) devenu quasi introuvable. Les collectionneurs plus âgés se souviennent également avec émotion du petit livre de John Yumoto (The Samurai Sword - A Handbook, Tuttle Publishing, 1958)  qui a été republié en 1991 chez le même éditeur avec une couverture rouge, et en 2008 avec une couverture jaune.

C'est chez Kodansha qu'on trouvera actuellement la plupart des livres "japonais" écrits en anglais, à commencer par le The Japanese Sword de Kanzan Satô pour son approche historique et le The Craft of the Japanese Sword du couple Kapp pour une description du processus de fabrication d'un sabre. Ces deux ouvrages importantissimes sont à lire dix fois et suffisent à eux seuls à acquérir les connaissances de base. 

Satô Kanzan, The Japanese Sword, Kodansha International, 1983, 18,2 cm x 25,7 cm, 210 pages (la couverture présentée ci-contre est celle d'une édition plus récente).

Kapp Leon and Hiroko, Yoshihara Yoshindo, The Craft of the Japanese Sword, Kodansha International, 1987, 18,2 x 25,7, 167 pages.

Parmi les ouvrages plus récents et d'intérêt, il y a celui de Victor Harris, Cutting Edge, et de Clive Sinclaire, Samurai Swords.

Harris Victor, Cutting Edge - Japanese Swords in the British Museum, Tuttle Publishing, 2005, 22,2 x 28,4, 160 pages.

Sinclaire Clive, Samurai Swords - A Collector's Guide to Japanese Swords, Chartwell Books, 2009, 23,3 x 31, 208 pages.

Nippon-tô - The Japanese Sword
The Japanese Sword
Samurai Swords - A Pratical Guide
Nihontô no kanshô kiso chishiki
Shumi no nihontô

En langue japonaise, les livres d'introduction grand public sont légion. Je n'en citerai que quelques-uns.

Ogasawara Nobuo 小笠原信夫, Nihontô no kanshô kiso chishiki 日本刀の鑑賞基礎知識 (Connaissances de base pour l’appréciation des sabres japonais), Tôkyô, Seibun-dô 至文堂, 1998, 252 p., format B5. Publié pour la première fois en 1989 et régulièrement réédité depuis, cet ouvrage d'introduction offre une vue d'ensemble sur l'histoire des montures et des lames, ainsi que sur la fabrication et le polissage de ces dernières. Il contient quelques superbes photos détaillées de hamon et hada par Fujishiro Okisato.

Shibata Mitsuo 柴田光男, Shumi no nihontô 趣 味の日本刀 (Les sabres japonais comme passe-temps), Tôkyô, Yûzankaku 雄山閣出版, 1991, 361p., B5.

Nihontô jiten (Dictionnaire du sabre japonais), publié chez Gakken 学研 en 2006, ce dictionnaire grand public de 340 pages en format A5 est un dictionnaire illustré du jargon du monde du sabre. 

Ce même éditeur propose également en deux volumes l'Encyclopédie illustrée du sabre japonais (Zusetsu Nihontô taizen), sous la direction d’Inada Kazuhiko 稲田和彦 et avec la participation de Chôshûya. Ils comportent de nombreuses illustrations de qualité et des dessins didactiques bien conçus qui rendraient le texte presque superflu.

Vol. 1 : avril 2006, 24 x 25, 143 p.

Vol. 2 : mai 2007, 24 x 25, 159 p.

Nihontô jiten
Zusetsu Nihontô taizen I
Zusetsu Nihontô taizen II

2. Catalogues de collections ou d'expositions



Les catalogues de collections ou d'expositions publiques ou privées sont une source d'informations à ne pas négliger. Abondamment illustrés d'oeuvres représentatives, ils offrent par ailleurs des textes synthétiques qui prennent en compte les dernières découvertes.


Ausgewählte japanische Kunstschwerter aus europäischen Sammlungen der N. B. T. H.K
Art of the Samurai

Parmi les catalogues d'importance les plus récents, il y a celui communément appelé "catalogue Solingen" qui fut publié à l'occasion d'une importante exposition de sabres au Klingenmuseum de Solingen entre le 18 mai et le 11 août 2002. Les 45 lames, qui sont toutes pour le moins jûyô tôken, sont illustrées par une photo ou un oshigata et décrites soit en anglais, soit en allemand. L'exposition présentait également 6 koshirae ainsi que 21 tsuba Yagyû, toutes représentées en couleurs.

Nippon Bijutsu Token Hozon Kyokai, European Branch, Selected Fine Japanese Swords from European N.B.T.H.K. Collections, 333 p. 

Art of the Samurai est le titre d'une importante exposition de l'art des guerriers qui s'est tenue au Metropolitan Museum de New York en 2009. Le catalogue de 344 pages représente et décrit les 214 lots que regroupait cet événement. On lira avec profit les textes d'introduction qui, dans l'ensemble, sont de qualité.



L'énorme quantité d'oeuvres disponibles au Japon permet de spécialiser les expositions qui y sont pour la plupart consacrées à une école ou à une période particulières, voire à un thème. Bien que les textes soient illisibles par un lectorat non japonisant, l'iconographie constitue à elle seule déjà une source de référence spécialisée de grand intérêt.

Parmi les expositions les plus récentes accompagnées d'un catalogue, je n'en citerai que quelques-unes :


Masamune

Masamune

Ce catalogue retrace à travers 57 lames toute l'histoire de la tradition Sôshû. Chaque lame est illustrée en couleurs et représentée par un oshigata. Les images sont de très belle qualité. L'exposition itinérante, organisée conjointement par le Musée Sano, le Musée Suiboku, le Tokugawa Reimeikai et le Musée Nezu, était visible à Tokyo en 2002.

Format A4, 169 p., couverture souple.


Suzuki Katei korekushon kizôhinten

Suzuki Kajô korekushon kizôhinten (Exposition du legs Suzuki Kajô)

Décédé en 2004, la famille du 5e président du NBTHK, Suzuki Kajô, a fait don de la collection du regretté au Musée du sabre, collection qui compte entre autres 2 jûyô bijutsuhin, 3 tokubetsu jûyô et 21 jûyô. Ce catalogue présente les 45 lots de la donation exposés en 2005 au NBTHK.

Format A4, 94 p., couverture souple.


Sengoku bushô no yosooi

Sengoku bushô no yosooi (Parures des guerriers de Sengoku)

Catalogue d'une exposition qui s'est tenue au Musée Sano en 2006. Le catalogue présente en première partie des kodôgu (menuki, kozukakôgai) de maîtres Gotô reproduits en couleur avec de nombreux agrandissements et en deuxième partie des lames, koshirae, armures et casques.

Format A4, 119 p., couverture souple.


Satsuma-tô Naminohira

Satsuma-tô Naminohira (Lames du Satsuma, école Naminohira)

Grâce au concours de particuliers, de la NBTHK et de sa branche régionale, le Reimeikan a organisé une exposition, en 2007, dédiée aux lames de l’ancienne province du Satsuma intitulée Satsuma-tô : Naminohira – bu no kuni no tôkô (Les sabres du Satsuma : l’école Naminohira, les forgerons du pays des guerriers). Cette manifestation rassemblait 67 lames datant de la fin de la période de Heian au début de l’ère Meiji.

Format A4, 86 p., couverture souple.


Kotetsu to Kiyomaro

Kotetsu to Kiyomaro (Kotetsu et Kiyomaro)

Catalogue de l'exposition qui s'est tenue au musée Sano en 2006. Cette exposition spéciale consacrée à deux des forgerons les plus célèbres de la période d'Edo, Nagasone Kotetsu 虎徹 et Minamoto Kiyomaro 清麿 a réuni environ 70 lames provenant essentiellement de collections particulières. Toutes les lames sont reproduites en couleur. 

Format A4, 159 p., couverture rigide entoilée.


Bizen Ichimonji

Bizen Ichimonji

Catalogue l’exposition itinérante consacrée aux écoles Bizen Ichimonji ; de la cinquantaine de lames, principalement des écoles Fukuoka et Yoshioka Ichimonji, près de la moitié provient de collections particulières. La plupart des 52 lames reproduites en couleurs sont accompagnées d’un oshigata. L’exposition a été présentée à Okayama, Mishima, Tokyo et Nagoya entre 2007 et 2008.

Format A4, 163 p., couverture rigide entoilée.


Tantô no bi

Tantô no bi (La beauté des tantô)

Catalogue de l'exposition consacrée aux tantô au musée Sano entre le 28 novembre et le 23 décembre 2009. Les 58 lots de l'exposition sont illustrés en couleurs (très bonnes photos obtenues par scanner). La qualité éditoriale est celle des deux catalogues ci-dessus.

Format A4, 161 p., couverture rigide entoilée.



3. Etudes par périodes ou écoles



A partir d'ici, nous entrons dans le domaine des écrits spécialisés et des ouvrages de référence qui ne sont pas recommandables à titre de première lecture. Ils sont momentanément inexploitables par des débutants et risquent de rebuter d'emblée le lecteur (évitez donc de les offrir pour Noël à votre petit neveu qui "se passionne" pour les sabres de samurai). D'autres, bien qu'écrits en japonais, apporteront des informations intéressantes, ne serait-ce que par leur iconographie.

Ici aussi, les titres japonais étant pratiquement innombrables, je me bornerai à ne présenter [presque] que des livres en langues occidentales facilement trouvables.


Les Sabres shinto

En français, il existe deux ouvrages de Serge Degore consacrés aux shintô et aux kotô, qui présentent les principales écoles de forge avec leurs caractéristiques. La description du travail des forgerons les plus importants est accompagnée d'oshigata du NBTHK. 

Degore Serge, Les Sabres shintô, Editions du Portail, 1988, 266p.

Degore Serge, Les Sabres kotô, S. Degore Editions, 2009, 320p.

Les Sabres koto
The Connoisseur's Book of Japanese Swords
The New Generation of Japanese Swordsmiths

En anglais, et encore chez Kôdansha, on trouvera le célèbre Connoisseur's Book qui est un très bon ouvrage de référence décrivant de manière synthétique les caractéristiques techniques de la quasi totalité des "écoles" et groupes de forgerons. 

Nagayama Kôkan, The Connoisseur's Book of Japanese Swords, Kôdansha Int., 1997, B5, 355 pages.

Ces dernières années ont paru plusieurs titres consacrés aux gendaitô et shinsakutô qui étaient un peu déprisés jusqu'alors. Publiés chez Kôdansha, on les achètera les yeux fermés.

Kapp Leon and Hiroko, Yoshihara Yoshindo, Modern Japanese Swords and Swordsmiths - From 1868 to the Present, Kôdansha Int., 2002, B5, 222 pages. 

Tsuchiko Tamio, The New Generation of Japanese Swordsmiths, Kôdansha Int., 2002, B5, 255 pages.

Kishida Tom, The Yasukuni Swords, Rare Weapons of Japan 1933-1945, Kôdansha Int., 2004, 19,7 x  26,7, 155 pages.

Modern Japanese Swords and Swordsmiths
The Yasukuni Swords
Muromachi-ki Mino tôkô no kenkyû

Seule exception à la limite que je m'étais posée ci-dessus, en raison de son objet (l'école Mino - longtemps déprisée) et de sa date récente de publication, le Muromachi-ki Mino tôkô no kenkyû (Étude des forgerons du Mino de la période de Muromachi)

Suzuki Takuo 鈴木卓夫 & Sugiura Yoshiyuki 杉浦良幸, Muromachi-ki – Mino tôkô no kenkyû 室町期 美濃刀工の研究, Tôkyô, Ribun-shuppan 里文出版, mai 2006,  A4, 377 p., couverture rigide.

Cet ouvrage propose une étude synthétique de la tradition Mino au cours de la période de Muromachi. Notez qu'il existe une suite au livre.



4. Etudes par thèmes


Pierres et sabres - Stones and Swords

Hormis le livre bilingue (français / anglais) de Laurent Milhau sur le polissage, il n'existe pas d'ouvrage spécialisé en français traitant d'un thème particulier sur le sabre japonais. Cependant, les Bulletins de l'Association franco-japonaise offrent pas moins de 70 articles sur les sabres et tôsôgu.

Milhau Laurent, Pierres et sabres - Stones and Swords, KTK,  1999.

Sur le polissage, et en anglais, on lira également Takaiwa Setsuo, Yoshihara Yoshindo, Kapp Leon and Hiroko, The Art of Japanese Sword Polishing, Kôdansha Int., 2006, B5, 192 pages.

Bulletins de l'Association franco-japonaise
http://www.afjbulletins.com/
Facts and Fundamentals of Japanese Swords - A Collector's Guide

Nakahara Nobuo, Facts and Fundamentals of Japanese Swords - A Collector's Guide, est le dernier titre (2010) paru chez Kôdansha. Le traducteur, Paul Martin, a complété l'ouvrage original par un lexique et un tableau chronologique pour en faire un livre abordable aux débutants, bien qu'il ne leur soit pasexclusivement destiné. Nakahara y expose ses opinions sur un certain nombre de problèmes (lames retrempées, lames raccourcies, fausses signatures, papiers...) auxquels sont confrontés les collectionneurs et expose ses théories d'une manière rationnelle et critique à laquelle les auteurs japonais ne nous ont pas habitués. Ses points de vue sortent des sentiers battus et balisés et il émet des critiques envers l'"establishment" (entendez le NBTHK et les marchands). Un livre qui intéressera tout le monde.

The Art of Japanese Sword Polishing
Tômei nyûmon

Tômei nyûmon (Introduction aux signatures de lames)

Shibata Mitsuo 柴田光男, Tômei nyûmon 刀銘入門, Tôkyô, Kôgei shuppan 光芸出版, 1971, format B5, 264 p.

Le livre commence par un dialogue entre Shibata, Fukunaga et Murakami. La discussion aborde, sur une trentaine de pages, différents sujets ou problèmes liés aux signatures. S'ensuit un recueil d'oshigata commentés de lames des forgerons les plus célèbres qui constitue une référence très utile.


Katana no gimei

Katana no gimei (Les fausses signatures de sabre)

Inuzuka Tokutarô 犬塚徳太郎 & Fukunaga Suiken 福永酔剣, Katana no gimei 刀の偽銘, Tôkyô, Kôgei shuppan 光芸出版, 1973, format B5, 186 p.

La première partie du livre retrace l'histoire des faux et les étudie sous différents aspects. La deuxième est un recueil commenté d'oshigata de fausses signatures. La dernière édition publiée en 2008 est parue sous le titre Gimeitô no kenkyû (Etude des lames aux fausses signatures), à laquelle l'éditeur a ajouté des oshigata d'exemplaires de signatures authentiques, ainsi que le débat enre les trois personnalités publié dans le Tômei nyûmon.

Gimeitô no kenkyû
Kubigiri Asaemon tôken oshigata

Kubigiri Asaemon tôken oshigata (Les oshigata des lames testées par les bourreaux Yamada)

Fukunaga Suiken 福永酔剣, Kubigiri Asaemon tôken oshigata 首斬り浅右衛門刀剣押形, Tôkyô, Yûzankaku-shuppan 雄山閣出版, 1970, 2 volumes (225p.+211p.), B5.

Cet ouvrage en deux volumes reste la source de référence la plus complète sur les tests de coupe pratiqués par les membres de la famille Yamada, bourreaux officiels auprès du bakufu d’Edo. Outre la reproduction – répartie sur les deux volumes – du recueil en 29 fascicules d’oshigata des lames testées par les Yamada et compilés entre les ères Bunsei et Ansei (1818-1860), ce livre offre une étude détaillée et bien documentée sur la pratique des tests de coupe.

Kubigiri Asaemon tôken oshigata

5. Dictionnaires et encyclopédies


Japanese Swordsmiths

Les dictionnaires de forgerons ou d'orfèvres sont des ouvrages qui recensent tous les artisans connus et sur lesquels ils donnent des informations biographiques. En anglais, et sur les forgerons, il existe le fameux "Hawley", en un ou deux volumes selon les éditions, en version allégée (uniquement les forgerons les plus importants) ou complète (30.000 noms recensés, mais beaucoup de doublons).

Hawley Willis M., Japanese Swordsmiths, 1981. http://www.wmhawley.com/products/books/hjs.php

Les collectionneurs de tôsôgu ne sont plus en reste grâce au dictionnaire de Haynes, en trois volumes : Haynes Robert E., The Index of Japanese Sword Fittings and Associated Artists, Nihon Art Publishers, 2001, 3 volumes, 2300 pages.

The Index of Japanese Sword Fittings and Associated Artists

En japonais, le dictionnaire de signatures de forgerons le plus complet est le Nihontô meikan qui reste la référence, malgré qu'il ne soit pas illustré, contrairement au Tôkô taikan et au "Fujishiro". 


Nihontô meikan

Nihontô meikan (Dictionnaire de signatures du sabre japonais)

Homma Kunzan 本間薫山 & Ishii Masakuni 石井昌国, Nihontô meikan 日本刀銘鑑, Tôkyô, Yûzankaku 雄山閣, 1976, 1618 p., 13 x 19 cm.

Homma et Ishii ont compilé tous les noms de forgerons connus cités dans les dictionnaires, listes, traités anciens et manuscrits qui leur étaient connus. Ce dictionnaire ne comporte pas d'images, mais donne des informations sur plus de 23.000 forgerons. La fin de l'ouvrage est pourvu d'outils de recherche très pratiques.


Fujishiro

Nihon tôkô jiten (Dictionnaire des forgerons de sabres japonais)

Cet autre dictionnaire communément appelé "le Fujishiro", du nom de ses auteurs Fujishiro Yoshio 藤代義雄 et Matsuo 松雄, se présente en deux volumes : première édition du volume shintô en 1961, volume kotô en 1964. Il a pour avantage d'offrir des illustrations de nakago et connaît un certain succès en Occident depuis qu'Afu Watson en a publié une traduction.


Tôkô taikan

Tôkô taikan (Dictionnaire de forgerons)

Tokunô Kazuo 得能一男, Tôkô taikan 刀 工大鑑, Tôkyô, Kôgei shuppan 光芸出版, 2004, 784 p., format A5.

La première édition date de 1977. Ce dictionnaire contient également des images de signatures (photo ou oshigata) mais recense moins de forgerons que le Nihontô meikan.


Tôsô kinkô jiten

Les collectionneurs de tsuba et tôsôgu ont à leur disposition le Tôsô kinkô jiten, ou  le "Wakayama", qui recense le nom de tous les orfèvres. 

Wakayama Takeshi 若山猛, Tôsô kinkô taikei 刀装金工事典, Tôkyô, Yûzankaku shuppan 雄山閣出版, 1997 (dern. éd.), 770 pages.

Ce dictionnaire qui ne comporte que du texte est complété par le Tôsô kodôgu meiji taikei (Collection de signatures de montures et kodôgu) en 3 volumes qui compte environ 4000 photos N&B d'inscriptions sur tsuba, kozuka, kôgai...

Wakayama Takeshi 若山猛, Tôsô kodôgu meiji taikei 刀装小道具銘字大系, Tôkyô, Yûzankaku shuppan 雄山閣出版, 1978, 3 volumes, B5.

Tôsô kodôgu meiji taikei
Nihontô kôza

Nihontô kôza (Cours sur le sabre japonais)

Homma Junji 本間順治 & Satô Kanzan 佐藤寒山, Nihontô kôza 日本刀講座, Tôkyô, Yûzankaku-shuppan 雄山閣出版, 1966-1969, 10 volumes.

Encyclopédie qui décrit les styles des écoles de forge. Trois volumes sont consacrés aux montures et éléments de monture. Cette somme est connue en Occident grâce à la traduction de Watson.


Nihontô daihyakka jiten

Nihontô daihyakka jiten (Encyclopédie du sabre japonais)

Fukunaga Suiken 福永酔剣, Nihontô daihyakka jiten 日本刀大百科事典, 5 volumes, format B5, Tôkyô, Yûzankaku shuppan 雄山閣出版, 1993.

Encyclopédie en 5 volumes sans laquelle on ne peut pas vivre : 1730 pages, nombreuses illustrations. Cette encyclopédie, qui est le travail d'une vie, donne la définition de 13.000 mots, noms, concepts et termes techniques. L'auteur cite quelque 5000 titres dans sa bibliographie.



6. Monographies (taikan)


taikan

De nombreux ouvrages ont un titre qui se termine par le mot taikan. Celui-ci annonce généralement un livre très gros, très lourd, très cher, et signifie "grand miroir" ; il se veut refléter la réalité d'un domaine, être exhaustif. Les taikan sont des ouvrages de référence qui, dans l'idéal, recensent toutes les lames connues, sous forme de photos ou d'oshigata, d'un forgeron ou d'une école. Ils peuvent aussi présenter un panorama des oeuvres d'une période ou d'une région et nombre d'entre eux ont été publiés par le NBTHK :

- Kunihiro taikan 国広大鑒, 1954.

- Kotetsu taikan 乕徹大鑒, 1955, revu en 1974.

- Yasutsugu taikan 康継大鑑, 1960.

- Shinshintô taikan 新々刀大鑑, 1966 (en 2 vol. en 1979).

- Kiyomaro taikan 清麿大鑑, 1974.

- Minotô taikan 美濃刀大鑑, 1975.

- Shintô taikan 新刀大鑑, 1976.

- Inoue Shinkai taikan 井上真改大鑑, 1978.

- Hizentô taikan 肥前刀大鑑, 1979.

- Echizen no kami Sukehiro taikan 越前守助広大鑑, 1980.

- Yûmei kotô taikan 有銘古刀大鑑, 1982.

- Kashû kotô taikan 加州古刀大鑑, 1994.



Copyright © 2003-2012 Franz Baldauff